A ce sujet, Claude Gaignebet écrit :

«  Le Carnaval ne constitue pas un repère strictement défini dans la chronologie de l'hiver. Dès Noël, dès le moment où le monde commence à sortir de sa plus grande nuit, qui est celle su solstice d'hiver, une sorte de fièvre annonce l'avènement d'une autre saison. Alors s'ouvre une période de réjouissances. C'est, au sens large, le temps de Carnaval dont le cycle, dans de très nombreuses régions de France, s'amorce dès les fêtes de Noël. C'est essentiellement l'occasion de danses, de quêtes et de déguisements, soit costumes d'animaux, soit vêtements qui inversent les sexes ou modifient les âges. Les principaux acteurs de ces divertissements se recrutent dans les groupes de jeunes gens célibataires.
Carnaval, au sens large, recouvre ainsi une longue période préparatoire marquée par ces rites et plusieurs jours d'activité joyeuse, avant le paroxysme qui clôt l'ensemble du cycle : Mardi Gras, Mercredi des Cendres et, souvent, le premier dimanche de Carême. »

 

Claude Gaignebet, le Carnaval,
Payot, Paris, 1974